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| Nous représentons un groupe de patriotes, de divers horizons, réunis à l'occasion d'une assemblée politique qui se tiendra dans quelques jours. Parmi nous : un médecin et sa soeur, un notaire, son épouse et ses enfants. Comme le sentiment et l'activité patriotes traversent les classes, il peut se trouver aussi des habitants (cultivateurs), des artisans, des marchands, ou encore d'autres gens de professions libérales, des épouses de patriotes, une institutrice... Pour les plus hardis, peut-être nos hommes devront-ils un jour prendre les armes ou jouer des poings? |
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L'époque où nous nous situons est celle qui précède de quelques mois ou quelques années l'éclatement de la violence au Canada. Nous sommes donc confiants en la pertinence et la légitimité de nos idées et de nos actions. C'est le temps de l'effervescence : assemblées et grandes discussions, et le mouvement de non consommation des produits anglais ou importés. En effet, le boycott est une arme pacifique que décident d'employer nos Canadiens : nous tentons donc autant que possible de porter des vêtements tissés par nos habitants, d'utiliser de la vaisselle fabriquée ici, de diminuer notre consommation de sucre, de thé ou de vins, en les remplaçant par du sucre du pays (d'érable), des thés « sauvages » et des vins de fruits du pays (pissenlit, cerise...).
Le lieu où nous sommes est indéterminé, dans la périphérie de Montréal. Il n'est pas souhaitable de choisir un village précis, puisque de toute façon nos activités ont lieu à plusieurs endroits différents.

Les Rébellions ont fait couler beaucoup d'encre au Québec, et ce n'est pas notre but de faire ici un résumé des événements de novembre 1837 (premiers affrontements armés) à 1839 (exécution des condamnés).
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Notre groupe cherche aussi à démystifier le mouvement Patriote, qui a pu au fil des siècles être récupéré par le mouvement nationaliste québécois. Sans nier l'élément national, nous tentons de faire ressortir la complexité du mouvement, qui est bien autre chose qu'une simple « haine de l'Anglais ». Des discussions socio-politiques peuvent donc avoir lieu entre nos membres ou avec le public, sans toutefois être omniprésentes.
Notons que nous sommes le seul groupe de reconstitution canadien à représenter cette époque de l'histoire. Ailleurs dans le monde, les années 1830 sont très rarement représentées. Cela rend le défi d'autant plus attrayant puisque nous devons tracer le chemin et souvent mener des recherches approfondies pour se rapprocher le plus possible de la vérité historique.

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